Production d'énergies renouvelables

La communauté de communes Vexin Centre a demandé à un bureau d’études spécialiste (BL évolution) de réaliser un diagnostic du territoire sur les enjeux climat-air-énergie. Voici de façon synthétique les grandes données du territoire en matière de production d’énergies renouvelables.

Lien vers le document plus complet :
2. EnR.pdf (1,5 Mo)

N’hésitez pas à poser des questions ou émettre vos remarques sur ce diagnostic !

Comment peut-on parler de méthanisation dans le “Diagnostic territorial – PCAET Vexin Centre” et affirmer que le plan doit prendre en compte le potentiel de production de méthane sur le territoire de la CC Vexin Centre alors que le GIEC recommande d’en diminuer la production de 30% à l’horizon 2030.
Le rapport indique que les intrants agricoles disponibles pour la méthanisation ont un faible potentiel énergétique.
Promouvoir un gaz qui produit 60% de GES et 40 % de CO2 dans une région où les intrants sont à faible potentiel énergétique. De plus ces installations ne sont jamais rentables sans le prix de rachat beaucoup trop élevé du gaz et les subventions distribuées sans retenue.
À bannir absolument…

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Bonjour je vais essayer de vous donner mon vécu sur la volonté de produire des énergie renouvelable de manière individuel.
En ce qui concerne le solaire thermique j’ai contacter le Parc régional du Vexin qui m’a signalé qu’on pouvait avoir des aides (en replissant un document bien long et compliqué). Cependant malgré beaucoup de recherche il m’a été impossible de trouver la moindre société RGE pour faire ce type d’installation. Je suis donc parti sur un ballon thermodynamique.

Pour le chauffage au bois votre rapport est juste. Il y a là une filière entière à créer nos parcelles sont complètement sous exploité. Il y a mon avis une sources d énergie locale et rentable à développer

Je suis par contre en désaccord avec votre vision sur l’hydroélectricité.

Des systèmes micro hydroélectriques sont complètement envisageable.
J’habite par exemple a boissy-l’aillerie et il y déjà un déversoir ou un moulin dont l’énergie est non utilisé. Et il serait possible de créer un déversoir spécifique à une petite centrale hydro.

Vous signalez dans votre rapport que les futurs automne/hiver seront plus pluvieux. Il y aurait donc une plus grande production possible au moment ou l’intermittence du soleil elle ferai diminuer la production.

Pour simplifier de l’énergie quand il fait beau mais aussi quand il pleut.

Boissy n’est qu’un exemple que je connais mais il a surement d’autres micro installation possibles.

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Pour le solaire photovoltaïque nous sommes dans le parcourt du combattant étant dans le Vexin.
Vous dites qu’il y a un potentiel de 9 145 logements mais sur combien de ces batiment les bâtiments de frances ou autre administration accepteront ils l’installation de panneaux ?

Exemple compliqué pour la pose de juste 4 panneaux.

J’ai pour projet de mettre quelques panneaux chez moi (>3 KWC).
J’ai contacter la mairie de boissy, la CC de Vexin et le message en gros c’est sur le toit c’est impossible.
J’ai donc décidé de mètre 4 panneaux au sol car a ma connaissance la loi n’impose alors pas de faire de demande de travaux.
Mais personne à la mairie ou à l’agglo n’a su me dire si il y avait un règlement local supérieur aux lois nationales. J’ai donc du lire tout le PLU sans rien trouver mais je ne connais pas tout les texte administratif du secteur.
On me conseille de faire une demande de travaux “au cas où” sans aide. (“allez chercher le cerfa XXX sur internet et renvoyez le nous en 7 exemplaires”)
Je me retrouve donc dans une incertitude. J’ai passé ma commande de panneau avec un service d’aide aux démarches administratives.
Ma facture est donc 10% plus cher pour me prémunir d’un “au cas où” et si le projet est rejeté les frais de renvoi seront à ma charge.
Ce petit exemple est là pour montrer qu’on a besoin d’accompagnement et de vision clair sur ce qui est possible ou pas.
Si j’était un peu plus aidé ou orienté je pourrait mettre une puissance bien plus importante sur mon toit. Mais pour l’instant j’ai trop peur d’y perdre mon temps et mon argent.

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Aucun problème de réglementation pour installer des méthaniseurs qui vont défigurer le PNR car ils sont soutenus par les instances du PNR. Pour quelques m3 de “CH4” très producteur de GES, les agriculteurs vont cultiver pour alimenter les usines à gaz au lieu de cultiver pour nourrir les animaux et les humains.

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A propos de la séquestration du carbone :

Les végétaux (chute de feuilles, résidus de culture, exsudats racinaires…) subissent une double transformation à travers deux processus parallèles : la minéralisation primaire, qui transforme la matière organique en eau, sels minéraux (nitrates, phosphates, soufre réduit) et CO2, et l’humification (minéralisation secondaire).

La minéralisation primaire permet le retour rapide du carbone et des autres éléments à nouveau utilisables par les végétaux. Elle peut être accélérée par le feu (combustion/incendie) ou être gérée par l’humain (méthanisation). Le temps moyen de biodégradation de la matière organique au cours de la minéralisation primaire est de l’ordre de l’année (sucres : 3 mois, cellulose ; 6 mois, lignine : 1 an).

La spécificité de la minéralisation secondaire est de former des substances humiques ayant une durée de vie supérieure au siècle et au millénaire. (Un exemple de sol riche en humus est le tchernoziom d’Ukraine).

La séquestration de la matière organique d’origine végétale n’est donc réellement significative que s’il existe un processus de minéralisation secondaire, ce qui implique un temps long.

A l’échelle humaine il est difficile d’évoquer un véritable processus de séquestration, la minéralisation primaire correspond tout au plus à un recyclage à bilan nul de séquestration de CO2 entre les périodes de croissance végétale et de décomposition.

Quid des énergies renouvelables produisant du CO2 ?

Tout développement élargi des filières bois-énergie et méthanisation contribue à générer du CO2 et donc participe à leur façon au phénomène de réchauffement climatique.

La seule vraie séquestration du carbone organique issue des végétaux et déchets réside dans la minéralisation secondaire.

→ L’intérêt de la production d’énergie renouvelable bois-énergie (noté ++ dans le PCAET) devrait surtout se limiter à l’entretien du paysage et de la forêt, éviter les incendies (exemple les Landes).

→ L’intérêt de la méthanisation (noté +++ dans le PCAET) devrait n’utiliser que des déchets et non des cultures dédiées (type maïs énergétiques). D’ailleurs quel avenir pour l’agriculture du Vexin lorsque les industriels de l’énergie relèguent les exploitants au rôle de fournisseurs de déchets ?

Remarque : une séquestration en quantité et durable du carbone organique existe lorsque pendant des millions d’années celui-ci est accumulé dans la formation des roches mères à l’origine des hydrocarbures fossiles ou du charbon. Mais précisément c’est en relâchant en un siècle ce CO2 stocké à l’échelle géologique que l’atmosphère et notre climat se trouvent aujourd’hui bouleversés !!

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L’éolien est évoqué à la page 8 du document « Production d’énergie renouvelable » et obtient la note " - ".

On peut lire : « Une analyse plus fine du potentiel éolien francilien menée en 2008 par l’IAURIF (Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France), en partenariat avec différents partenaires de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’ Énergie), l’ARENE-IDF (Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Énergies – Île de France) et RTE (Réseau de transport d’électricité), montrait que les plus grosses densités d’énergie à 60 m du sol se situent d’une manière générale sur les plateaux, en particulier autour du bassin aval de la Seine dans des zones au caractère rural marqué.

Le Schéma Régional Éolien d’ Île-de-France (2012) définit les zones favorables à l’éolien au regard des enjeux paysagers, patrimoniaux, environnementaux et techniques. L’ensemble du territoire du Vexin Centre apparaît comme une zone défavorable en raison au moins d’une contrainte absolue sur chaque zone du périmètre. Cette étude datant d’une dizaine d’année, le potentiel éolien pourrait être ajusté si de nouvelles études sont amenées à être réalisées ».

La carte, avec le contour de la CCVC, indiquant la densité d’énergie à 60 m de hauteur présente des zones supérieures à 210. Toutefois la légende ne précise pas les unités de mesure, des W/m2 ?

L’un des principaux axes de gisement éolien au sein de la CCVC suit la Départementale 14 sur le plateau sur une quinzaine de kilomètres : en quoi est-ce là une zone défavorable ?

L’étude datant de 2012, le potentiel éolien devrait être ajusté afin d’établir des recommandations pour le contrat de relance et de transition écologique (CRTE) signé pour 6 ans et le plan Air-Energie Territorial (PCAET). Il ne serait pas correct que lors du vote du PCAET en février 2023 la contribution de l’éolien se résume à la procrastination d’une évaluation quantitative de ce type d’énergie renouvelable, même si celle-ci doit être précisée ultérieurement.

Selon l’ADEME une éolienne de 2 MW produit annuellement 4200 MWh soit la consommation de 800 ménages.

→ CONCLUSION :

La bio-énergie fournit de la chaleur et du CO2 .

La méthanisation fournit du gaz méthane et par conséquent du CO2 .

Le solaire et l’éolien fournissent de l’électricité et donc possiblement à terme de l’hydrogène vert.

Pour réduire réellement notre contribution à l’effet de serre il faut peut-être favoriser l’électricité contrairement au gaz (bio) ? Et pourtant actuellement l’éolien est absent du contrat de relance et de transition écologique (CRTE) et du plan climat Air-Energie Territorial (PCAET).

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L’agrivoltaïsme, une production d’énergie complémentaire pour le PCAET ?

L’agrivoltaïsme est une pratique qui consiste à mêler la production d’électricité renouvelable avec l’élevage d’animaux ou la culture de végétaux. La technique agrivoltaïque la plus répandue consiste à couvrir certaines productions agricoles (vignes, fruits, légumes) d’une toiture amovible et orientable faite en panneaux photovoltaïques.

Ces panneaux ont ainsi un rôle protecteur pour les cultures (protection contre les intempéries comme la grêle ou contre l’exposition au soleil). Les cultures peuvent être successivement mises à l’ombre en cas de trop forte chaleur, ou protégées des coups de froid (une atténuation de l’ordre de 3°). Et enfin, en jouant sur l’orientation des panneaux, il est aussi possible de faire gouttière pour les eaux pluviales qui pourront ainsi arroser en douceur les plantes. Ou bien être redirigées vers des puits de réserve afin d’anticiper des épisodes de sécheresse.

Comme l’agrivoltaïsme donne la priorité aux rendements agricoles, l’électricité durable produite est un bonus qui (selon la parcelle équipée) peut éclairer entre 350 et 600 foyers, outre le fait d’alimenter les exploitations agricoles.

En 2022, la filière française de l’agrivoltaïsme s’est renforcé avec l’obtention d’une première certification AFNOR qui encadre la pratique et protège les agriculteurs face à la spéculation financière ainsi que des projets qui sont trop orientés sur la production d’énergie au détriment des activités agricoles.

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Entièrement d’accord sur l’agrivoltaïsme. Très bonne idée

Une façon " un peu plus " innovante d’utiliser les résidus de l’industrie sucrière (pulpe et la mélasse de betterave).

L’entreprise Afyren Neoxy vient d’ouvrir une bioraffinerie à Carling Saint-Avoid (nord de la Moselle) qui produira sept acides organiques à destination de l’agroalimentaire ou de la chimie fine. Dans les fermenteurs, les résidus sont transformés par des micro-organismes naturels pour obtenir les acides organiques de même profil et de même qualité que ceux issus de la pétrochimie. Soutenu par la Banque Publique d’Investissement le projet devrait générer 60 emplois. Il est prévu de produire 18 000 tonnes d’acides biosourcés en 2024 de quoi éviter l’émission de 30 000 tonnes de CO2 par an.

Développer l’autoconsommation et des centrales citoyennes en investissant dans des coopératives d’énergie renouvelable (solaire et éolien), qui s’inscrivent dans l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) et dont l’objectif est de servir l’intérêt général.

Il existe 300 projets citoyens d’énergie renouvelable. Le réseau national Energie Partagée fédère l’ensemble des coopératives citoyennes d’énergie renouvelable en France. (https://energie-partagee.org/ )

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Oui j’avais vu ça. Très bonne idée tout le monde pourra investir. Ce qui aide l acceptabilité des projets.

Car pour l’instant les projets de méthanisation par exemple demanderont des aides de la collectivité mais pour très peu de propriétaires qui en partageront les bénéfices.

Pour se lancer dans les économies d’énergie et la production d"énergie renouvelable de manière individuelle il serait effectivement utile (nécessaire) que l’on soit bien conseillé, par exemple dans la mise en relation avec des entreprises locales, bien formées, assurant un travail de qualité et fiable. Est ce un rôle que pourrait jouer la CCVC, le PNR dans le développement de telles entreprises sur le territoire ?

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Oui a titre personnel je voudrais bien tester une micro éolienne verticale, ou du micro hydraulique ( ayant la viosne dans mon jardin)
Mais rien que d’imaginer toutes les impossibilités et contraintes réglementaires qu’on va pouvoir m’inventer je reste en attente et essaye déjà de me dépatouiller avec mes pauvres 4 panneaux posés au sol.

sans oublier le geothermique dont notre territoire a un fort potentiel, via en effet une production collective plutot qu’individuelle.

Je suis impressionnée par cette explication de la séquestration du carbone. Les conclusions sont claires.